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17 December 2009

Noël, enfin!

Le froid est arrivé
La neige continue de tomber
Les rues sont illuminées
Enfin, ça sent Noël...

Les gens se sourient dans la rue
Enfin, le sentiment de fête m'envahit
Et demain c'est vendredi!
Ce soir, elle est belle la vie!

:-)

16 October 2009

:-))

un regard complice
un sourire en coin
un sentiment de surprise
un mot de remerciement vers l'impalpable
un quelque chose d'indéfinissable
...

13 May 2009

un peu de trop ou de pas assez
emotions of all sorts
un coeur qui bondit dehors
une tête qui cherche à garder le contrôle
coûte que coûte...

c'est le début de la fin
l'adrénaline se répand dans mes veines
investit les moindres recoins de mon être
et pourtant
je suis alerte
je veux fuir
mais je suis scotchée là
pétrifiée, fascinée...

appelez-moi et je ne réponds pas
n'appelez pas et j'attends le son de votre voix
de tout mon être
je n'existe pas
j'ai disparu du bout des doigts
pfff, je suis plus là!

je reviens
mais il faudra m'attraper au vol
me plomber les pieds
m'attacher
que je reste en contact avec le sol!
me tenir informée
même si je ferme les écoutilles
même si je veux rien savoir
m'ouvrir les yeux,
me crier dans les oreilles,
me faire sentir ma peur non fondée
m'obliger à être là
toujours
présente
maintenant!!!

03 January 2009

grandir

parmi les quelques résolutions, celle de grandir - enfin!?!
non par la force des choses
consciemment, motivée et résolue
intellectuellement bien-sûr mais aussi
dans le ressenti, le coeur et le corps
lui que je souhaite respecter et
que je sabote, encore et encore
parce que je refuse de grandir!

2008, année pleine s'il en fut!!
2009, aurai-je juste un peu de temps pour m'ennuyer?

bonne année 2009

qu'elle soit belle, douce, créative et vous aide à avancer sur ce chemin qui est le vôtre!
tous mes voeux pour le neuf!

30 December 2008

Revenir sur terre

se trouver dans des situations qui se répètent et
éviter de simplement répéter l'histoire

se heurter à des situations historiques et
éviter de simplement réagir aveuglément

se frotter à des situations aveuglantes et
éviter de simplement y perdre son latin

parce que ça se passe que dans les rêves
parce qu'on a pas les pieds sur terre
parce que quand on retombe ça fait encore plus mal

s'attendre à des situations inexistantes et
éviter d'y laisser des plumes

les efforts à renouveler sans cesse pour
s'interdirent de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué
et rester les pieds sur terre

13 December 2008

je me sens vivante

ca vous tombe dessus comme ça, par surprise, sans prévenir, et ça vous assomme!

il y a six ans je me suis trouvée face à une situation tellement douloureuse qu'il m'a fallu trouver une personne compétente qui pourrait m'aider à la traverser. Je ne souhaitais qu'une chose, faire le dos rond, attende que passe l'orage, et continuer ma route comme si de rien n'était. Mais sans pouvoir mettre de mots, je SAVAIS que jouer l'autruche n'était cette fois pas possible. J'ai eu une chance incroyable dans cette histoire, car le premier psychothérapeute que j'ai rencontré a été le bon. Six ans plus tard, je travaille toujours avec lui, deux fois par semaine...

L'objectif, à l'époque, était de sortir de cette situation le plus vite possible et puis d'être heureuse (happy en anglais, le happy de "don't worry, be happy"). Il était clair dans ma tête qu'une thérapie me rendrait "happy". N'est-ce pas ce que tout un chacun désire et recherche à tout prix ?

Avancée rapide....

Il y a quelques semaines, j'ai compris, mon coeur et mon corps ont touché du doigt une vérité, ma vérité : cette thérapie, cette longue psychananalyse ne me rendrait pas "happy"...

Parce que être "happy" n'existe que s'il y a aussi du non "happy" comme la nuit n'existe pas sans le jour, le chaud sans le froid, le féminin sans le masculin, le yin sans le yang, la conscience sans l'inconscient, l'hiver sans l'été...
Parce que "happy" n'est qu'une seule des nombreuses émotions qui vient nous assaillir, nous submerger parfois
Parce que pour être vivant, vraiment vivant, on ne peut simplement oublier toutes les autres
Parce que le but de cette vie humaine n'est pas d'être "happy" mais d'être vrai et que cela est un labeur quotidien, parfois agréable et léger, parfois qu'on préfèrerait éviter...

Malgré tout, aujourd'hui je n'ai d'autre choix que celui de continuer ma nouvelle route - plus exactement, mon choix est de continuer ma nouvelle route ; quand je regarde vers le passé, je n'y retournerais pour rien au monde. Aujourd'hui j'existe et je me sens vivante

17 October 2008

La fin d'un jour à Chypre

le soleil descend doucement vers l'horizon sans hâte et je quitte la promenade encore chaude sous mes pieds pour venir m'assoir sur un rocher calcaire criblé de trous d'où s'échappe quelques touffes d'une plante inconnue à petites fleurs blanches. J'ai besoin de quelques minutes pour m'installer confortablement. Le bruit du vent se mêle à celui de vagues venant mourir sur ces rochers et ensemble viennent couvrir une vie autrement grouillante de flâneurs restés sur la promenade, de joggeurs profitant des heures moins chaudes pour s'injecter leur dose régulière d'endorphines, de familles venus s'ouvrir l'appétit avant l'heure du dîner... Je suis seule au monde, ou plutôt je suis seule dans mon monde.

La ligne orangée des derniers rayons de soleil se reflétant sur une eau remplie de clapotis me relie à l'horizon, la blancheur des embruns des vagues qui s'écrasent sur les rochers devant moi et la musique de ce rouli régulier a un effet de vase communicant - ma tête se vide de toute pensée et mon coeur s'emplit, grossi. Mon corps en entier est massé et embrassé.

23 June 2008

Pas très assidue depuis quelques semaines...
Pourtant les jours se succèdent et ne se ressemblent pas...
C'est aujourd'hui le dernier jour du solstice d'été...

De retour hier soir du dernier long weekend faisant partie de la formation d'un an au "shamanic healing", le bilan de cette année (plus exactement 9 mois - encore!!) est riche de découvertes, d'apprentissages, de tentatives, de réussites...

- Apprendre à apprendre pour moi et non pour le "prof"
- Accepter que je suis unique et non spéciale
- Laisser la place à/faire vivre ce serpent kundalini qui se réveille dans le bas du dos
- Quand je danse, je m'honore
- Le shamanisme est (tout au moins à ce jour) un complément extrêmement important à mon développment personnel, mais n'est pas le centre, n'est pas (encore?) mon chemin
- Apprendre à travailler en groupe, faire tomber les masques et savoir être vulnérable

et maintenant il est temps que je me remette à la rédaction des "facteurs psychologiques qui me poussent à vouloir entamer la formation de psychothérapie"... c'est toute une histoire, je n'en finit pas de finir puis de redémarrer... :-)

03 May 2008

v'là l'printemps!!

premier samedi de vrai printemps!!! yeepee!!! il était temps car la pelouse poussait, poussait, poussait... les quantités d'eau tombées ces dernières semaines lui convenaient si bien...

alors
Flymo est a-rri-vé-é-ée
sans s'pressé-é-ée
et elle a bien marché-é-é

next au programme de la journée, monter une table de jardin et sortir 4 chaises de leur carton!!!


c'est pas excitant tout ça???

30 April 2008

un soir de printemps

je suis rentrée du boulot par le chemin des écoliers ce soir.

Métro direct, traversée de Tower Bridge, profitée de la vue et d'une lumière magnifique et changeante entre le gris sombre et les rayons du soleil traversant quelques nuages et illuminant l'eau couleur argent...
et puis c'était marée basse, et je suis descendue au bord de l'eau écouter les mouvements incessants, remercier ce fleuve majestueux qui fait vivre Londres, qui lui donne des ailes... je me suis sentie adoucie, caressée, invitée à ouvrir mon coeur - jusqu'à ce que le petit vent très frais ait raison de moi et du fait que je n'étais pas assez habillée...

j'aime cette ville fourmillante 24/7 aussi parce qu'il y a ces endroits "secrets" où le silence règne et la vie va au ralenti...

18 March 2008

grandir, c'est mourir un peu...

Comme à chaque fois que je « dois » prendre une décision importante, j’y pense pendant longtemps, je tergiverse, je tourne et retourne la situation dans tous les sens, « est-ce vraiment ce que je veux, ce dont j’ai besoin…. » Et puis un beau jour, tout est limpide, simple et les étapes de préparation s’enchaînent sans heurt. Alors quand j’ai pensé pour la première fois à venir à Port-Blanc, et que je “savais” que je devais faire seule ce retour aux sources, ça a rendu la situation un peu plus compliquée, mais finalement sans grande conséquence…


Si au moment de la mort de Bonne-mam’ j’ai eu de nombreux « c’est la dernière fois… », cette fois ça a été beaucoup de « j’ai démarré ma route, j’y suis presque… ». Les larmes ont coulé alors que le train partait de London Waterloo, que le Ferry quittait le quai à Portsmouth, que je démarrait la voiture de loc’ à St Malo, que je passais le passage à niveau à la sortie de Guingamp, le panneau de Penvénan sur la route de Tréguier, puis dès la première inspiration à l’entrée dans la cuisine… Cette odeur, cette odeur… c’est la mer, l’humidité, les petits-déjeuners si tardifs que les grands préparent déjà le repas de « midi », le feu de bois, la terre, le vélo rouillé, le renfermé, le pain grillé du matin, le soleil qui souhaite la bienvenue à une nouvelle journée, la marée, le Chouen au fond du jardin, la vase, les crevettes, la pêche aux lançons à la pleine lune et grande marée, le poisson, les bonbons du fond de l’armoire et ceux qui remplissent la soupière, les bottes qui s’alignent sous la fenêtre, les bonjours à la cantonade… cette odeur, c’est tout ça à la fois, et plus encore !

A Dieu Vat, c’est le nom de la maison, c’est « chez moi ». C’est un retour aux sources familiales bien sûr mais surtout, surtout, un retour à l’intérieur de moi-même. Comme si chaque petite (ou grande) action faite dans ce lieu et ses alentours – être assise sur un banc passé le sillon de l’île aux femmes pour profiter du coucher de soleil, me cuisiner un maquereau, une promenade sur les rochers de Trestel à marée descendante, un retour au Gouffre même à marée descendante et par vent d’ouest (je savais que ça ne « sauterait » pas), un aller/retour tout au bout du sillon de Talbert, une excursion à Ploumanac’h – est une nouvelle porte ouverte dans mon chez moi intérieur, une autorisation à être, à sentir, à écouter, à entendre, à découvrir, à connaître, à aimer, à vivre… Paradoxalement, quand une porte est ouverte, il n’a plus moyen de faire marche arrière et mon corps le sent et le sait. Une petite part d’innocence s’envole et rapidement n’est plus. Et les larmes coulent. Et chaque larme versée est une petite mortde ce qui fut mais n’est plus, car j’accepte de grandir, de prendre la place qui est la mienne dans cette vie qui se dessine tous les jours avec un peu plus de clarté. Oh c’est sûr, il y a toujours une voix qui fait tout pour m’empêcher de grandir et elle a bien failli réussir, « n’y vas pas seule, les soirées vont être longues et un peu lugubre dans cette grande maison que tu as toujours connue pleine, en été… ». J’ai fini par succomber à cette voix et soumis l’invitation à deux amis, l’un après l’autre, mais elle n’a pas eu gain de cause, mes amis ne pouvaient venir !

Il devait être écrit quelque part dans l’univers que je devais faire ce pèlerinage seule… L’heure de laisser une partie de mon histoire derrière moi avait sans doute sonné !

08 March 2008

Elle et moi

Ecrit il y a 18 ans, alors inconsciente des mots posés sur le papier, ce poème prend toute sa valeur dans ma vie d'aujourd'hui... quelqu'un l'a entendu --- c'est moi


Pourquoi j'ai le cafard?
Je n'ai pas de nouvelles.
Pourquoi je broie du noir?
Je m'éloigne d'elle.

Elle c'est moi
et moi c'est elle.
Elle ne me connait pas
Je ne sais rien d'elle.

Elle est une étrangère
Je ne me reconnais plus.
Comme un bibelot sur une étagère
Qu'on a assez vu.

Que doit-on faire d'elle?
Je me sens mal.
Comment me rapprocher d'elle
Sans me faire encore plus de mal?

Rien ni personne ne m'arrête.
J'ai perdu toute ma confiance
En ce qui va apparaître
Et en ceux qui me font des avances.

Je tends les mains
A qui veut les prendre.
Elle espère que demain
Quelqu'un va l'entendre.

clairem --- 16 fév 1990

29 February 2008

merci bon'-mam'

L'année avant la mort de Bonne-maman, j'avais le coeur serré chaque fois que je la quittais : "est-ce la dernière fois ?", "la reverrais-je ?" Et le miracle se reproduisait encore, et encore, et encore quand je prenais le temps de passer à Paris. Puis elle a finalement quitté ce monde humain et du visible début décembre. Mes larmes coulaient à flots sur mes joues chaudes et laissaient des cratères de sel le long des aisselles du nez quand je me disais: : "cette fois c'est fini, c'était la dernière fois".

Sur son lit, elle était petite, légèrement défigurée et son nez m'apparut immense dans son visage creusé mais paisible. Le personnel des pompes funèbres est arrivé pour l'installer dans son cerceuil. En quittant la chambre, les larmes coulaient quand je me disais : "cette fois c'est fini, c'était la dernière fois".

Elle m'apparut encore plus petite et encore plus frêle dans cette boîte en beau bois clair, un linceul portant ses initiales, la dernière demeure d'un corps qui avait fini par abandonner après de longues années de bons et loyaux services. Lorsque le policier en civil a scellé le cercueil, les larmes coulaient et je me disais : "cette fois c'est fini, c'était la dernière fois".

C'est honorée et aimée qu'elle entra dans l'église, portée sur les épaules fortes de ses fils et beaux-fils et les larmes de l'assemblée. Elle avait elle-même choisi les textes pour son propre départ, espérant sans doute qu'ils l'aident à s'envoler vraiment, à libérer son âme de cette réalité terrestre transitoire. On a ri d'entendre les souvenirs de ses enfants et petits-enfants, tous faisant allusion à la boîte à gâteaux et à bonbons de l'armoire du salon. Puis elle repartit dans l'autre sens, vers son dernier voyage, et les larmes coulaient et je me disais : "cette fois c'est fini, c'était la dernière fois".

Le soleil chaud du mois de décembre était présent à Port-Blanc pour l'inhumation. La descente du cercueil dans le caveau, où elle rejoignait son mari parti 10 ans plus tôt, a fait coulé les larmes et je me disais : "cette fois c'est fini, c'était la dernière fois".

Puis je suis allée me tremper et libérer mes poumons dans cette eau bretonne tant aimée. Ma tante M. m'a dit "ca ressemble à un baptême"... Ah, oui, tiens, je n'y avais pas pensé. Aujourd'hui, avec le recul, j'y vois non seulement un baptême, mais aussi une naissance. Le jour où bon'-mam' a été mise en terre est le jour où ma vie a été transformée. Une vie nouvelle s'est dessinée devant moi.

Comme si un voile s'était déchiré, révélant une réalité jusqu'à présent cachée
J'ai accepté de grandir et d'être initiée, de m'aimer toute entière, enfin,
J'ai accepté l'immense pouvoir qui m'a été donné d'être femme, de le vivre, de le dire, de le danser,
Je franchis une nouvelle ligne de départ chaque jour un peu différente et un peu pareille.

Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, vibrante, aimante, présente, patiente, attentive, sensible...

05 February 2008

les jours s'enchaînent et ne se ressemblent pas...

sur le toit du monde
de mon monde
pas dans les étoiles
ni au septième ciel
les pieds bien sur terre
ancrés
dans la clarté absolue
d'un paysage lavé
d'un coeur grand ouvert
sûr et confiant

merci

02 February 2008

Plus rien qui marche

Une pièce finie
Coup de blues
Sorti de nulle part
Disparaître
Eteindre ce coeur incandescent qui se consumme
Rien qui marche

Tristesse
Peur
Colère
Entremêlées
Les vieilles échappatoires sont toutes usées
Rien qui marche

Barrage
Bâtisse
Château-fort
Vite fait, bien fait
Je tente en vain d'en reconstruire les hauts murs
Rien qui marche

Larmes
Hoquets
Caresses Inattendues et bienvenues
Les fondations se dissolvent
Plus rien qui marche

15 January 2008

... de moi à vous à moi...



je savais que je n'aimais pas les conflits...
je savais que je n'aimais pas les explications brutes, sans que des pincettes ne soient prises et des "je suis désolée..." ne soient prononcés...
Je savais que j'avais peur des rencontres, car elles peuvent mener - et mènent forcément, à un point donné - à des opinions et des conflits ayant besoin d'être exprimés...

depuis quelques semaines, quelques mois, ou quelques années
les présences de chacun s'intensifiaient
ces rencontres se faisaient plus fréquentes - à deux ou à sept -
certaines plus que d'autres
ne se rencontrant pas forcément car déphasées

des choses sont en train de s'écrire, de se dire
de l'un aux autres, de l'autre aux uns
des étincelles et des feux d'artifices pour Clairette
des braises incandescentes trop chaudes pour Clairon

Clairon qui ne veut rien entendre
persil dans les oreilles et peaux de sauc' devant les yeux
réclame le status quo - celui d'hier, pas d'aujourd'hui
"on va tous être d'accord, pas la peine de s'engueuler"
des larmes de désespoir coulent sur ses joues en disant
"je vous aime et je veux que vous m'aimiez comme j'en ai besoin - ne changeons rien"

Clairette qui est prête à grandir
se réjouit que certains silences s'achèvent
et que les graines soient plantées au moment des grands froids hivernaux
"on va pouvoir grandir ensemble, c'est chouette"
des larmes d'espoir coulent sur ses joues en disant
"je vous aime et j'accepte nos différences - parlons-en, échangeons"


02 January 2008

grandir... c'est dur mais c'est chouette!

Après un déclic qui m’a permis de trouver l’énergie nécessaire à la construction de mes étagères de rêves – et le plus beau c’est qu’après construction, elles y ressemblent presque !!!! – j’ai commencé à me sentir chez moi. Un chez moi devenu un peu plus spacieux à la suite du processus d’éventration systématique des cartons de bouquins qui gisaient au milieu du « salon », à moitié morts depuis la mi-septembre…

Et puis, tout comme « l’argent appelle l’argent », j’ai réalisé que l’espace doit appeler l’espace… Du salon, je suis passée à la chambre et ai fait le tri de mes fringues. Trois tas : à donner, à jeter, à garder… En quelques heures, je me suis sentie légère, légère, légère, tout comme le professeur Tournesol !

La suite j’en ai raconté un peu au fur et à mesure, mais pas beaucoup en français. Et la sémantique change d’une langue à l’autre. Je ne dis pas les mêmes sentiments, j’insiste plus ou moins sur tel ou tel épisode d’une situation donnée… Le 6 décembre, bonne-maman a quitté ce monde, quitté ce corps frêle qui lui causait tellement de douleur et de tourments depuis quelques mois. Loin d’être une surprise, ce départ m’a tout de même été très douloureux physiquement. Mon corps et chacune de mes cellules ont dit leur douleur. Des moments d’extrême désespoir accompagnés de larmes de crocodiles se succédant à des moments de paix et de silence intérieur.

Au cours des quelques jours qui ont suivi, les moments familiaux de joies et de fête d’anniversaire se sont juxtaposés à ceux des adieux autour d’un corps inerte et rapetissé d’une grand-mère bien-aimée. J’ai trouvé le courage - insoupçonné ? - de demander le soutien dont j’avais besoin par mots à certains ou par gestes à d’autres, et j’ai eu la chance et le douloureux bonheur de découvrir qu’on me l’offrait très volontiers… Est-il donc si facile d’aimer et d’être aimé ? Suffit-il de demander ? J’ai su m’ouvrir un peu plus, m’exposer et montrer qui je suis avec le risque ou plutôt la peur - encore fortement ancrée (et encrée ?) dans une mémoire cellulaire, ancestrale ou autre - de me faire rejeter…

Ces quelques jours intenses en émotions ont été rapidement suivis des fêtes de Noël, et d’une semaine supplémentaire passée en France, en famille. J’ai découvert l’importance de la famille, j’ai ressenti le besoin d’être entourée et j’ai poussé encore un peu plus loin cette ouverture, « voilà qui je suis ». Je sens que son décès m’a poussé à grandir, d’un coup, sans prévenir. Et c’est bon.

01 January 2008

Happy New Year/Bonne année

This is it! Cette fois, ça y est!
In London at least, we've left behind 2007, closed a new door then opened a new one and entered 2008. What it will bring or how it will bring it is open to speculation, questions, bets even for some...
Au moins à Londres, et à Paris une heure avant, on a laissée 2007 derrière nous, refermé gentillement la porte et ouverte une autre pour entrer de plein pied dans 2008. Ce qu'elle nous apportera, comment elle nous l'apportera reste encore un mystère ...

For now, as I'm preparing to go to bed soon, I want to say how grateful I am for the year just gone and I want to already say thank you for what will come my way in the next 12 months.
à l'heure qu'il est, alors que je ne vais pas tarter à aller me coucher, j'ai envie de dire ma gratitude pour cette année écoulée et je veux aussi dire merci pour tout ce que je erncontrerai sur mon chemin au cours des 12 prochains mois.

I wish you all the very best year, open to possibilities, to open eyes, ears, smells, tastes and touches, welcoming also the unexpected...
Je vous souhaite à tous et chacun la meilleure année, remplie de possibilités, en gardant les yeux, les oreilles, les narines, les papilles gustatives et le toucher ouverts pour souhaiter la bienvenue même à l'inattendu...

27 December 2007

Anis et Flore

Un petit gars est né
Quelques minutes avant sa soeur
Mais c'est elle qui s'éveille et
Vient goûter au sein gonflé

Deux poids plumes
Aux lèvres délicatement dessinées
Deux petites frimousses tour à tour
Relaxées puis renfrognées
Quatre yeux grand ouverts
Puis refermés
Des petits doigts si fragiles
Encore tous frippés

Frère et soeur
Deux petites beautés
Venant chambouler
La vie de leur grande soeur
De deux ans leur aînée

N. & B.
Félicitations et grand bonheur à vous cinq!